Liberté Égalité Mbappé
Et autre facilité
Facile de rêver
Qui a gagné
Pas les Français
Divisé
Toujours pareil
Une fois toutes les 4 années
Les 3 mots alignés
Sans rien donner
Les speakers starisés
Les célébrités autorisées
FDS ou métissés
Gargarisent sans partage
La Solidarité
Dans le velours
Des canapés
Et les mocassins Westonisés
Si vou pli messiou VIP
Le silence accepté
Déserter les télés
Faire preuve de lucidité
Et d'humilité
Ne renie rien
De la réussite personnelle
Assumée
Mbappé est le repêché
D'un(e) jeune France et oubliée
Le media canonisé
Le un pour cent miraculé
Pour 1000 voitures
Carbonisées
Mbappé est le modèle
Dépassé
Du bien intégré
Mbappé est de loin
Le gendre parfait
Le specimen
De l'arbre qui cache la forêt
Mbappé est l'exemple
Attitré
Le champion du monde
Poli parfait
Jambes de feu
pour dénommer
Le nom de brousse
Où le chef indien
Pas bien comprendre le français
Toi Jambes de feu
Toi mieux comprendre phrase sans verbe
Phrase pas compliquée car
Toi
bac STMG ou assimilé
La mémoire est courte
La liste est longue
Rendez-vous Fuyez Epargnez
Rien n'y fait Vous le savez
La majorité a décroché
La masse s'est détournée
Les murs sont fissurés vont tomber
L'intérieur est bouffé
Le mal est fait
La République comptée
Six
Français sur dix
Trop de migrants étrangers
Dix millions de voix
Pour la France
apaisée
Pour les idéaux en -é
La chasse est tirée
Noir Pigmé
La chasse et trophée
A quand le Guyanais
Diplômé
Le blanc des cités
Le café au lait des ilets
Pour son entrée HEC
A l'Élysée
L'exemple vertueux
Du footeux
Du boxeux
De l'artisteux
De culture banlieue
De la province cassoulet ou campagnisée
Singée caricaturée ridiculisée
Rien à tirer
Eh les enfants !
Kylian Blaise Paul Labile
L'autre honoré francais
Le caporal-chef
Simple heureux et gai
Dans le vestiaire grisé bleuté
Communication millimétré
Le bus défilé expédié
L'outrage langagier du 1er
A un petit français réduit à l'objet
C'est pour ça que je voulais vous l'emmener
Excusez si je m'ai trompé
La solidarité
Est une pitié
L'égalité
Dans l'excellence
Voilà la juste
Exemplarité
Le Xmigré Le professeur typé
Le chef clinique coloré
Le Pont et chaussé L'agrégé basané
La juge d'Guinée pour enfant bien né
Le bon quartier avec école privée
Un Littré pour Mbappé
Descendre les Champs-Élysées
Le macaron noisette
passe à la télé
A sac les Champs-Élysées
Le Pierre Hermé de la bonne pensée
Pleure son dessert brulé
La fierté d'être Français
Le sentiment est étranger
Bleu, Blanc, Rouge
Versus les héros français
BBR
Versus l'hymne guerrier
Fait frissonner
La Planète des Singes va parler
J'ai vu, j'ai compris et j'ai soufflé pour la complémentarité
© Catrez – Poésie en lien avec l'actualité
jeudi 19 juillet 2018
jeudi 15 février 2018
Angeveli L'enfant des cîmes
![]() |
| Vue de la Prairie des fées avec le Nanga Parbat en arrière-plan. |
J’ai le corps refroidi
A tout jamais
Transi
Nanga Parbat
serre
dans les bras
Comprends-tu ?
J’ai voulu Attendu
D’être foutu
Perdu
Nanga Parbat
voit
nu en moi
Me suis-tu ?
La laideur
Sept fois
En Bas
Nanga Parbat
soulève
de joie
Crois-moi, Anna
En vie
Ici là là là
De haut en joie
mardi 12 septembre 2017
vendredi 4 août 2017
Elle est moi
Je suis parmi nous
sur la plage
Que penses-tu ?
Toi qui me regarde
Que pense-je ?
Moi qui me regarde
Mes vacances
sont préservées
Mon congé payé
sueurement gagné
Tournons le dos
Au show glacé
Défiguré
Je suis parmi nous
sur la plage
Que penses-tu ?
Toi qui regarde
Que pense-je ?
Moi qui regarde
La propriété même
elle est sauvée
Heureux de te voir saint et sauf
et le patrimoine sauvegardé *
Le spectacle a commencé
Notre mort annoncée
Touriste, n'aie pas peur !
Notre outil de travail n'a pas bougé**
Tout va continuer
Je suis parmi nous
sur la plage
Que penses-tu ?
Toi regarde
Que pense-je ?
Moi regarde
Toi l'Ancien
Qu'as-tu légué ?
As-tu parlé à tes enfants ?
De ce que tu veux laisser
De ton humanité
Je suis parmi vous
sur la plage
Et je pleure la forêt
brulée
Et l'arbre, l'abeille, le chevreuil
calcinés
Je prie pour les suppliciés
Entends-tu
le massif crier ?
Lui si muet
Toi si discret
Nous et elle faisons un
Ta maison et la mienne
deux fois moins
Migrants d'un jour sur la plage
Nous Propres naufragés
Nos jouets cassés
Accrochés à nos biens
Nous ne sommes rien
Comme une mauvaise aventure, un mauvais rêve
que tout le monde ici aimerait déjà oublier **
Tourner la page*
La forêt sacrifiée nous a protégé
Esprit de la Nature, spiritualité,
Où êtes vous cachée ?
Je suis là, en toi, enfouie
Sous les plis de la matérialité
Et si je le permets
Prête à me dévoiler
Au premier degré.
* http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/bormes-les-mimosas-ils-retrouvent-leurs-maisons_2304351.html
** http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendies-la-vie-reprend-a-bormes-les-mimosas_2305209.html
sur la plage
Que penses-tu ?
Toi qui me regarde
Que pense-je ?
Moi qui me regarde
Mes vacances
sont préservées
Mon congé payé
sueurement gagné
Tournons le dos
Au show glacé
Défiguré
Je suis parmi nous
sur la plage
Que penses-tu ?
Toi qui regarde
Que pense-je ?
Moi qui regarde
La propriété même
elle est sauvée
Heureux de te voir saint et sauf
et le patrimoine sauvegardé *
Le spectacle a commencé
Notre mort annoncée
Touriste, n'aie pas peur !
Notre outil de travail n'a pas bougé**
Tout va continuer
Je suis parmi nous
sur la plage
Que penses-tu ?
Toi regarde
Que pense-je ?
Moi regarde
Toi l'Ancien
Qu'as-tu légué ?
As-tu parlé à tes enfants ?
De ce que tu veux laisser
De ton humanité
Je suis parmi vous
sur la plage
Et je pleure la forêt
brulée
Et l'arbre, l'abeille, le chevreuil
calcinés
Je prie pour les suppliciés
Entends-tu
le massif crier ?
Lui si muet
Toi si discret
Nous et elle faisons un
Ta maison et la mienne
deux fois moins
Migrants d'un jour sur la plage
Nous Propres naufragés
Nos jouets cassés
Accrochés à nos biens
Nous ne sommes rien
Comme une mauvaise aventure, un mauvais rêve
que tout le monde ici aimerait déjà oublier **
Tourner la page*
La forêt sacrifiée nous a protégé
Esprit de la Nature, spiritualité,
Où êtes vous cachée ?
Je suis là, en toi, enfouie
Sous les plis de la matérialité
Et si je le permets
Prête à me dévoiler
Au premier degré.
* http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/bormes-les-mimosas-ils-retrouvent-leurs-maisons_2304351.html
** http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendies-la-vie-reprend-a-bormes-les-mimosas_2305209.html
dimanche 23 avril 2017
Blanc pas si nul
noire blancheur
Tiens
vive pâleur
Compte
ni blanc ni nul
bras croisé
tableau noir
4M blanc
tableau blanc
4M noir
abstinence
blanc ou nul
p’tit homme blanc
p’tit homme nul
nul ou blanc
mène la danse
Tiens
vive pâleur
Compte
ni blanc ni nul
bras croisé
tableau noir
4M blanc
tableau blanc
4M noir
abstinence
blanc ou nul
p’tit homme blanc
p’tit homme nul
nul ou blanc
mène la danse
jeudi 20 avril 2017
Ils sont jeunes et ils voteront… ou pas
Ils sont jeunes et ils
voteront… ou pas, vu par France Info.
Le
Front national serait même le premier parti des 18-25 ans d'après l’Ifop et le
Cevipof : près d'un tiers de ceux qui déclarent aller voter dimanche 23
avril affirment que leur choix se portera sur Marine Le Pen.
Commentaire d’internaute :
Le Front National
n'est pas le premier parti des jeunes, le Front National est le premier parti
des jeunes qui votent...le premier parti des jeunes, c'est l'abstention...Ce
serait quand même mieux de le dire comme ça, non ? Faudrait quand même pas croire et faire croire qu'un jeune sur 3 que l'on
croise dans la rue vote FN.
Ils sont jeunes et ils
voteront… ou pas, vu par 20 Minutes-Opinion Way
Ils sont jeunes et ils
voteront… ou pas, vu par Le Monde
Une jeunesse en déshérence – Editorial du « Monde »
La défiance des électeurs âgés de 18 ans à 24 ans à l’égard des gouvernants et des institutions atteint désormais un tel niveau qu’elle fragilise tous les mécanismes démocratiques.
C’était au lendemain du 21 avril 2002. Une éternité ! Des foules de jeunes, très jeunes souvent, avaient déferlé dans les rues de France et de Navarre pour protester contre la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Autre éternité : le 6 mai 2007, près des deux tiers des électeurs âgés de 18 ans à 24 ans avaient voté pour la candidate socialiste, Ségolène Royal. Et chacun se souvient de cet engagement solennel de François Hollande, le 22 janvier 2012, au Bourget : « Notre jeunesse est sacrifiée, abandonnée, reléguée. Je ne veux être jugé que sur un seul objectif : au terme du mandat qui me sera confié, est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012 ? »
Cinq ans plus tard, c’est peu de dire que les jeunes ont fait leur deuil de cette « promesse républicaine » du candidat Hollande. Ils sont aussi nombreux que leurs aînés à porter un jugement des plus sévères sur le bilan du président sortant. A peine plus de la moitié d’entre eux semblent, à ce jour, désireux de participer au scrutin présidentiel, contre les deux tiers des 35-64 ans et les trois quarts des plus de 65 ans. Enfin, la candidate du Front national,Marine Le Pen, recueille actuellement de l’ordre de 30 % des intentions de vote des plus jeunes électeurs, soit 5 points de plus que la moyenne nationale.
Non pas que rien n’ait été fait durant le mandat qui s’achève. Quelque 325 000 jeunes ont profité des emplois d’avenir et 100 000 de la garantie jeunes, désormais généralisée et destinée à favoriser leur insertion sociale et professionnelle. Plus de 500 000 ont touché la prime d’activité à laquelle ils sont désormais éligibles. De même, 300 000 bénéficient de la garantie locative destinée à les aider à se loger tout en protégeant les propriétaires contre les risques d’impayés…
Mais ces efforts n’ont pas fait reculer le taux de chômage, de l’ordre de 23 %, des 18-24 ans qui cherchent un emploi. Ils n’ont pas davantage effacé quelques épisodes qui ont nourri la défiance ou la révolte des plus jeunes, comme l’« affaire » Leonarda, à l’automne 2013, ou la loi El Khomri, au printemps 2016.
Dès lors, il n’est guère surprenant que les jeunes – aussi bien les étudiants, plus exigeants, que les décrocheurs, plus désespérés – aient les comportements que l’on observe dans l’ensemble de la population mais de façon amplifiée. Leur défiance à l’égard des responsables politiques est plus massive encore que chez leurs aînés : ils les accusent d’être corrompus et de ne pas tenir leurs promesses.
Cette défiance à l’égard des gouvernants et des institutions fragilise tous les mécanismes de la représentation démocratique : non seulement ils sont plus nombreux à bouder les urnes (70 % aux européennes de 2014…), mais ils jugent volontiers que l’abstention ou le vote blanc sont des modes d’expression électorale légitimes.
Enfin, la majorité d’entre eux ne font confiance ni à la gauche ni à la droite pour gouverner. Par rejet d’une société où ils ne trouvent pas leur place ou qu’ils récusent, comme l’a démontré le phénomène Nuit debout il y a quelques mois, ils vont chercher des réponses du côté des candidats antisystème, qu’il s’agisse de ceux du Front national, depuis une décennie déjà, ou depuis peu du candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Comme un miroir grossissant, et tout autant inquiétant, des impatiences, des frustrations et des colères qui enfièvrent la société française.
Commentaires d'internautes :
– « Les dés apparaissent
trop pipés. On parle beaucoup des ruraux sans éducation. Mais même pour les
(très) éduques, il y a un sentiment d'injustice. Comment se fait il que les
enfants Fillon ou de C. Ghosn ont des stages en or? ou que la moitie de la classe
de Ginette [www. bginette.com : NDLR] va a l'X? ou que tout les dirigeants du CAC 40
sortent de 3 écoles? Critiquer ce système, c'est critiquer "ce qui
marche" d’après certains. On a eu le roi de droit divin maintenant c'est
l’élite de droit divin...déprimant »
– « En effet, c'est la conclusion à
laquelle beaucoup de jeunes diplômés issus des classes moyennes et populaires
aboutissent, et avec raison. Les concours de la fonction publique de cat. A
permettaient de contourner leur absence de réseau et d'absorber les diplômés
mais les places aux concours se sont considérablement réduites ( un concours
d'attaché territorial tous les 2 ans désormais). »
– « Bien entendu, Le Monde voit la jeunesse comme étant
anti-système, mettant en péril les mécanismes démocratiques alors que justement
la jeunesse recherche par certains candidats le renouveau démocratique, la fin
des politiciens élus à vie et la reconnaissance du vote blanc, un changement de
système donc et pas contre le système. Quelle analyse médiocre et faite à la
va-vite sur un sentiment, des opinions et qques chiffres plutôt que sur un
véritable travail d'investigation sociétal et social ! »
Ils vont voter et puis après, vu par Léo ferré
Jeunesse de vieux,
S’écroule sur elle,
Vie Yeux de jeunesse,
A tire-d’aile,
Ne votez plus pour cela,
Ne déléguez à personne,
Votre volonté, votre désir,
A personne, vous m’entendez,
Qui va vous trahir.
Créer le monde dont on a
envie,
Dans son lit, si ça vous
dit.
lundi 17 avril 2017
La mise à morF
L’odeur du sang se répand,
Il coule déjà à travers les postes de télévision et de radio,
Le sang va couler,
Très bientôt,
Le sang doit couler,
Les serfs, les vilains en ont besoin,
Le sang du châtelain doit couler,
Le sacrifice doit commencer.
Je ne me réjouis pas.
Je ne me réjouis pas.
Repens-toi,
François,
Golgotha,
François,
Ne rougis pas,
François,
Demande pardon,
Demande pardon,
Demain matin, à l’aube, je te trancherai la tête.
Le sang doit couler,
Comprends-tu ?
Le sang doit couler,
Entends-tu ?
Ma main ne tremblera pas.
Ma main ne tremblera pas.
Ce ne sont pas les hommes qui demandent ton sacrifice,
Ce ne sont pas les dieux qui le demandent,
C’est la terre-mère qui le veut !
Comprends-tu ?
C’est la terre-mère et les hyènes de la forêt,
Entends-tu ?
Il doit avoir lieu,
Il doit avoir lieu,
Pour assurer notre salut.
Je ne me réjouis pas.
Je ne me réjouis pas.
C’en est ainsi depuis le début.
Comprends-tu, Supplicié !
C’en est ainsi depuis le début.
Entends-tu, Supplicié !
Le murmure en dents de scie des lèvres pourpres
Hé mi amor, c'est une mise à mort
Hé mi amor, c'est une mise à mort
Por favor
Mi amor por favor
Mi amor por favor
Mi amor por favor*
Ma main ne tremblera pas.
Ma main ne tremblera pas.
C’est fini,
C’est fini,
Pose ta tête sur mes genoux,
Voilà, c'est bien,
Calme toi,
C’est fini,
C’est fini,
Ferme les yeux, maintenant.
*Sexion d’assaut, Mise à mort
lundi 13 mars 2017
Entre Gabriello et Gaîté Montparnasse
http://www.ina.fr/video/I05052930
Ginsburg
art art mineur
Gainsbourg
nanar boubourg
Ginsburgé
coincé tu es
Gainsbarré
perdu tu t'es
Gainskiffe
Significatif
Gaingsta
Parodia
Gainsbourré
emmuré
Gainsbrumé
lessivé
Gainstourbe
no disturb
Ginsberg
tout glacé
Gainsbrun
enfumé
Gainsbrou
deux voix
Gainsborder
moi d'abord
Gainsboube
le double
Gainsbourbier
Se juger
Gainstordu
sans issu
Ginsburg
art art mineur
Gainsbourg
nanar boubourg
Ginsburgé
coincé tu es
Gainsbarré
perdu tu t'es
Gainskiffe
Significatif
Gaingsta
Parodia
Gainsbourré
emmuré
Gainsbrumé
lessivé
Gainstourbe
no disturb
Ginsberg
tout glacé
Gainsbrun
enfumé
Gainsbrou
deux voix
Gainsborder
moi d'abord
Gainsboube
le double
Gainsbourbier
Se juger
Gainstordu
sans issu
jeudi 23 février 2017
Fukushima, et cetera [desunt]
Mort en 30 secondes.
Des relevés et
clichés pris en février 2017 par un robot sous la cuve du réacteur 2 de
Fukushima-Daiichi montrent un niveau record de radiation de 650 sieverts par
heure dans le bas de l’enceinte de confinement du réacteur. Ce débit de
dose provoquerait la mort quasi instantanée d'un être humain.
Humain=0 Robot=1.
Aucune certitude sur l’état et la localisation
précise du cœur des réacteurs qui ont fondu en mars 2011 et se sont
mêlés à des débris, formant un magma extrêmement radioactif appelé le
corium. Selon des estimations, environ 880 tonnes de corium se trouveraient au pied des réacteurs 1,2
et 3. Dans cet environnement, seuls les robots peuvent
intervenir, pour une durée limitée.
Les chiffres du désastre et de l'absurde.
Des dizaines de milliers de personnes déplacées, le taux de cancer de la thyroïde des moins de 18 ans multiplié par 50, des SDF embauchés pour effectuer les travaux de décontamination, une zone interdite de
20 kms autour de la centrale, un démantèlement qui devrait durer 40 ans, près de 1 milliard de litres d’eau contaminée stockés dans des réservoirs à l'extérieur de la centrale, le pompage journalier d'environ 300 000 litres dans le sous-sol de la centrale qui enfermerait près de 60 millions de litres de liquide très radioactif, près de 300 000 litres d'eau injectés chaque jour dans les trois réacteurs pour le refroidissement du corium avec une partie du liquide contaminé qui s’échappe dans le Pacifique, un coût de la catastrophe estimé à 188 milliards d’euros, soit plus de la moitié du
budget annuel de la France.
Avec l'aide de l'article Hiroshima, puits sans fond de Arnaud Vaulerin, paru dans Libération.
Fukushima, drôle d'endroit
Daiichi, pas d'ici
Fukushima, c'est toi
Daiichi, ni ni ni
Fukushima, regarde pas
Fukushima, aux abois
Daiichi, tout pourri
Fukushima, sans toit
Daiichi, vert si-mili
Fukushima, réponds pas
Fukushima, sans voix
Daiichi, c'est fini
Fukushima, tout en bas
Daiichi, refroidi ?
Fukushima, descends pas
Fukushima, l'argent roi
Daiichi, Eh ben-marie Curie !
Fukushima, Ariva
Daiichi, sans-abri
Fukushima, rappelle pas
Fukushima, zér-o méga 3
Daiichi, à l'infini
Fukushima, abracadabra
Daiichi, sans vie
Fukushima, made caca
Fukushima, ça va pas ?
Daiichi, enseveli
Fukushima, 1, 2, three
Daiichi, dans ton Qi
Fukushima, connais pas
Fukushima, tarte à papa
Daiichi, sans souci
Fukushima, la France à dada
Daiichi, oui oui oui
Fukushima, branle bas de combat
lundi 9 janvier 2017
L'informatique et son poète
An iPod, a phone, and an Internet Communicator
An iPod, a phone…
Le 9 janvier 2007, avec Apple, Steve Jobs réinvente le téléphone et met en chanson une poésie électronique.
Ce jour là, Steve Jobs invente la première ritournelle informatique du 21e siècle.
An iPod, a phone, and an Internet communicator. An iPod, a phone … Are you getting it?
These are not three separate devices, this is one device, and we are calling it iPhone.
https://www.youtube.com/watch?v=GK55ElsVzxM
An iPod, a phone…
Le 9 janvier 2007, avec Apple, Steve Jobs réinvente le téléphone et met en chanson une poésie électronique.
Ce jour là, Steve Jobs invente la première ritournelle informatique du 21e siècle.
An iPod, a phone, and an Internet communicator. An iPod, a phone … Are you getting it?
These are not three separate devices, this is one device, and we are calling it iPhone.
https://www.youtube.com/watch?v=GK55ElsVzxM
samedi 26 novembre 2016
Sens le bien commun
Le sens commun est l’ensemble des connaissances et des croyances partagées par une communauté et jugées prudentes, logiques ou valides. Il s’agit de la capacité naturelle de juger les évènements de façon raisonnable.
Par exemple : une personne a besoin de se déplacer de chez elle jusqu’à la maison d’un ami qui se trouve à une dizaine de kilomètres. Pour arriver à sa destination, il a le choix entre deux chemins. L’un d’entre eux traverse une zone dangereuse où les vols sont fréquents. Le sens commun indique qu’il devrait choisir l’autre chemin.
Ce sens est mentionné comme une capacité naturelle des personnes et pour laquelle l’étude ou les recherches théoriques sont inutiles, dans la mesure où elle survient au quotidien à partir des expériences vécues et des relations sociales.
La dynamique du sens commun nous amène à connaître les qualités captées par les sens externes et à les comparer en fonction des expériences antérieures. Ce processus est réalisé par ce sens interne et configure la perception.
Prenons un autre exemple : un individu doit se rendre à son lieu de travail en moins de vingt minutes. De là où il habite, le train dure une demi-heure à arriver. Le sens commun amène la personne à choisir un moyen de transport plus rapide pour ne pas arriver en retard à son lieu de travail. Un taxi pourrait être l’option indiquée. Toutefois, l’homme devra tenir compte de certains détails, tels que le prix du voyage : s’il doit dépenser plus d’argent pour prendre un taxi que celui qu’il gagne par jour, le sens commun dit qu’il vaut mieux donner la priorité à un transport plus lent même si cela l’oblige à arriver quelques minutes en retard.
Sens commun, je me méfie de toi
Bien commun, je préfère
Sens commun, tu prospères ?
Bien commun, je réitère cent fois
Sens commun,
Sens de chacun
Bien perfide,
Qui nous trahit.
Bien commun,
Bien de tous,
Sang précieux,
Qui nous unit.
lundi 14 novembre 2016
Je fatigue, tu regardes ailleurs
C’est un sondage, réalisé par Internet, du 21 au 25 octobre, auprès de 1 002 personnes.
Ce sondage "Les Français, la démocratie et ses alternatives" a été réalisé par les sociétés Ipsos-Sopra Steria et commandé par Le Monde, l’Institut Montaigne et Sciences Po.
Ce que j’en retiens :
1 – Les partis politiques, les syndicats et les médias sont un frein à l’amélioration de la situation en France.
2 – L’attachement à la démocratie est moindre, avec un pic pour les moins de 35 ans qui estiment que d’autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie.
3 – L’adhésion à un scénario de gouvernement "autoritaire" est plébiscitée par 35 % des moins de 35 ans, en deuxième position derrière les 60 ans et plus, avec une surreprésentation chez les employés et les ouvriers.
Le Monde écrit "La grande fatigue démocratique des Français".
La fatigue, selon Wikipédia, est un état résultant de contraintes physiologiques ou psychologiques aboutissant à une diminution des performances physiques ou cognitives. La fatigue physiologique est réversible avec la mise au repos, qui restaure un niveau normal de performances. La fatigue psychique se manifeste par une baisse de l’attention et de la concentration.
Au niveau sociologique, l’accélération des rythmes de vie inhérents aux sociétés modernes accentue ce phénomène de fatigue. Ainsi, la fatigue peut être vue comme une désadaptation à l’environnement.
Nous y sommes. Notre fatigue est une désadaptation à la démocratie moderne. Elle provoque une croissante mise à distance, un désintérêt. Nous vivons une sorte de premier amour déçu ou non consommé pour cette démocratie et ses acteurs.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, le brouhaha des radios et des les téléviseurs laisse la place au silence.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, le gribouillis prospectif des enquêtes d'opinion laisse la place à l'instant présent.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, la publicité et les toujours nécessaires achats des lundis, mardis, mercredis jeudis, vendredis, samedis, dimanches et des jours fériés laissent la place à la joie simple et non marchande d'un bout de nature.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, la voix singulière des hommes et femmes politiques devient inaudible et laisser la place au murmure du plus grand nombre.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, l'appât du gain et la compétition qui dévorent notre cerveau laissent la place à la gratuité et à la coopération.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, nous lâchons ce qui nous fait être, vivre, aimer, accepter, faire par rapport à l'autre.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, nous perdons l'envie d'affirmer sur l'autre un quelconque sentiment de supériorité, un quelconque besoin ou intérêt de domination qu'il soit politique, religieux, social…
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, les nombreux objets que nous affectionnons, les lieux que nous fréquentons, les comportements et postures que nous adoptons au quotidien n'ont plus lieu d'être.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, l'orgueilleux "moi-j'ai raison" se meurt et le système économique, politique, social qui s'en nourrit agonise.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, l'être prend le pas sur la flatterie de l'égo et le bonheur survient.
Ce sondage "Les Français, la démocratie et ses alternatives" a été réalisé par les sociétés Ipsos-Sopra Steria et commandé par Le Monde, l’Institut Montaigne et Sciences Po.
Ce que j’en retiens :
1 – Les partis politiques, les syndicats et les médias sont un frein à l’amélioration de la situation en France.
2 – L’attachement à la démocratie est moindre, avec un pic pour les moins de 35 ans qui estiment que d’autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie.
3 – L’adhésion à un scénario de gouvernement "autoritaire" est plébiscitée par 35 % des moins de 35 ans, en deuxième position derrière les 60 ans et plus, avec une surreprésentation chez les employés et les ouvriers.
Le Monde écrit "La grande fatigue démocratique des Français".
La fatigue, selon Wikipédia, est un état résultant de contraintes physiologiques ou psychologiques aboutissant à une diminution des performances physiques ou cognitives. La fatigue physiologique est réversible avec la mise au repos, qui restaure un niveau normal de performances. La fatigue psychique se manifeste par une baisse de l’attention et de la concentration.
Au niveau sociologique, l’accélération des rythmes de vie inhérents aux sociétés modernes accentue ce phénomène de fatigue. Ainsi, la fatigue peut être vue comme une désadaptation à l’environnement.
Nous y sommes. Notre fatigue est une désadaptation à la démocratie moderne. Elle provoque une croissante mise à distance, un désintérêt. Nous vivons une sorte de premier amour déçu ou non consommé pour cette démocratie et ses acteurs.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, le brouhaha des radios et des les téléviseurs laisse la place au silence.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, le gribouillis prospectif des enquêtes d'opinion laisse la place à l'instant présent.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, la publicité et les toujours nécessaires achats des lundis, mardis, mercredis jeudis, vendredis, samedis, dimanches et des jours fériés laissent la place à la joie simple et non marchande d'un bout de nature.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, la voix singulière des hommes et femmes politiques devient inaudible et laisser la place au murmure du plus grand nombre.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, l'appât du gain et la compétition qui dévorent notre cerveau laissent la place à la gratuité et à la coopération.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, nous lâchons ce qui nous fait être, vivre, aimer, accepter, faire par rapport à l'autre.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, nous perdons l'envie d'affirmer sur l'autre un quelconque sentiment de supériorité, un quelconque besoin ou intérêt de domination qu'il soit politique, religieux, social…
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, les nombreux objets que nous affectionnons, les lieux que nous fréquentons, les comportements et postures que nous adoptons au quotidien n'ont plus lieu d'être.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, l'orgueilleux "moi-j'ai raison" se meurt et le système économique, politique, social qui s'en nourrit agonise.
Peu à peu, aussi lentement que sûrement, l'être prend le pas sur la flatterie de l'égo et le bonheur survient.
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